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Chose promise, chose due, le voici le petit billet sur le roman de Natsuo Kirino, Le Vrai Monde.

Après Out qui m’avait subjugué, j’abordais avec crainte Le Vrai Monde. A la base, je devais commencer l’oeuvre de Natsuo Kirino par celui-ci. Mais voilà, si il y a bien un truc dans la vie qui m’agace, c’est la prévisibilité.

D’ailleurs mis à part quelques rares cas, la plupart de mes billets ne sont pas du tout préparés à l’avance. Il demeure dans le Vortex, qui est mon âme, une forte teneur d’improvisation. Bien ou mal, je ne sais pas, mais c’est comme ça.

Donc, pour en revenir au sujet qui nous occupe, ça n’allait pas être un pseudo critique littéraire de RTL qui allait me dicter mon parcours prosaïque. La mauvaise foi me caractérise aussi, car sans ce guss, point de Out et de Le Vrai Monde. Merci mon gars tu es sympa. Passons.

Il y a tout d’abord ce choc de la narration à la première personne. Avouons-le, j’ai eu un peu de peine pour m’adapter à ce genre. De plus, plonger dans l’univers d’adolescentes japonaises, qui de surcroît, utilisent entre elles des pseudonymes, ne m’a pas facilité la tâche. Encore enivré par le style alambiqué mais néanmoins captivant du Trône de Fer, la mise en route fut laborieuse.

Enfin, disons le tout de suite. Ce ne sont pas des défauts intrinsèques au livre. C’est juste moi qui ai eu du mal avec ce changement d’environnement ; peut-être le break dans mon pavé n’est-il pas aussi facile à faire que ça.

Mais je me suis accroché, car ma Moman qui l’avait déjà lu, m’a dit qu’il était bien. Et puis que je ne pouvais pas abandonner après Out ; ça aurait été un constat d’échec.

Pris par le doute, je continuai à suivre cette aventure. La déception guettait au fond de moi et j’avais du mal à m’enthousiasmer pour cette intrigue étrange. Ah oui tiens pendant que j’y pense, les chapitres, tout comme dans Le Trône de Fer, correspondent à un des personnages du roman, avec à chaque fois, le fameux JE :

  • Toshiko Yamanaka, alias Toshi-chan, alias Ninna Hori. Le personnage principal du livre ? Peut-être, mais finalement y a t’il une volonté de hiérarchiser de la part de l’auteure ? En tout cas le livre commence et se termine par elle.
  • Kazuko Terauchi, alias Terauchi, son nom de famille. Elle ne supporte pas son prénom. La personne la plus tourmentée du livre. Selon Toshi, c’est la plus intelligente et intéressante.
  • Kiyomi Kaibara, alias Yuzan. Le « garçon manqué » du groupe. Elle a perdue sa Moman et de par le fait se sent proche du Lombric.
  • Kirari Higashiyama, alias Kirarin. Toujours selon Toshiko, la jeune fille bien élevée, bien sous tous rapports (…).
  • Ryo, alias Le Lombric. Un garçon solitaire qui va commettre un matricide et prendre la fuite.

Et bien m’en a pris puisque j’ai dévoré en deux jours la seconde partie du récit. Il faut reconnaître une hausse du rythme (rime pour ceux du sud) au fur et à mesure que la trame se dévoile.

Dans Out c’était différent avec trois parties distinctes. la première et la dernière avec une montée en puissance au fil des pages et une pause centrale avec la deuxième, le moment où chacun fourbit ses armes.

C’est difficile d’exprimer ce que j’ai lu. D’analyser. Mais après tout, pourquoi essayer de comprendre un autre monde. Un monde avec sa propre logique, sa sensibilité diamétralement opposée à celle de l’adulte ? L’adulte, un ovni, un ringard pour ces jeunes gens.

Ces adultes qui décident de l’avenir du monde dans lequel ils vivent ou plutôt, ils survivent…

C’est étonnant de se dire que nous sommes passé par cette période transitoire que nous jugeons, avec notre recul, difficile. Mais n’est-ce pas un raisonnement biaisé, d’individus qui ont tout oublié ? Ou peut-être avons nous juste franchi une frontière.
Une ligne qui se transforme en mur, interdisant tout recul et qui nous oblige à avancer bon gré, mal gré…

Le Vrai Monde c’est peut-être ce que veulent éviter cette bande de filles et Le Lombric. Ou bien c’est ce destin mortifère vers lequel ils fuient…

Ce roman noir est atypique, dans le sens où le meurtre de la mère du Lombric n’est pas au cœur de l’histoire. Certes, c’est le déclencheur d’un road movie et d’une traque, mais au final c’est surtout le récit d’une introspection. Chacun se juge, mais le verdict est partiel, car il manque toujours les clefs à celui qui estime l’autre.

Ce livre est d’une sensibilité rare. C’est tout simplement une tragédie.

Je ne regarderais plus les ados à lunettes de mouches, avec le même regard

Ouais ptung, la vache ! Il remonte le dernier billet sur Le Vortex. Le 07 Février !

Bon c’est le mois le plus court et ça m’a pris par surprise. C’est poussif comme excuse ? J’en conviens.

Mais rappelez-vous, je vous avais prévenu. Il y aurait moins de billet à venir. La crise tout d’abord, qui assèche mon esprit, avec son lot de mauvaises nouvelles. Et l’accompagnant, la clique politique qui gesticule à défaut de changer le monde. Ils ont fait entrer le loup dans la bergerie ces cons et maintenant ils s’aperçoivent que c’est lui qui est au commande. Bande de moutons…

Alors à quoi bon voter ? Et si on disait merde à la droite et au PS ? Moi je verrais bien une coalition rouge/ verte. Ce serait de l’inédit et au moins on pourrait se dire qu’après, on aura tout essayé.

Sans déc, un petit tour dans l’espace ça me ferait du bien. Malheureusement il se pourrait que je ne vive jamais cette aventure. Peut-être le loustic qui gigote dans le ventre de La Miss pourra lui… Elle ou lui sera peut-être ingénieur sur une base lunaire, à participer à la construction d’un Seconde Chance

Ce sera la phase deux de la conquête spatiale. Là où l’on s’était arrêté en 1972, l’être Humain sera de nouveau au centre de l’histoire ; et pourquoi pas à ses côtés, des robots humanoïdes qui l’assisteront dans sa tâche.

J’espère juste que ces robots ne seront pas les « nègres » de l’esclavage, de l’apartheid et du ku klux klan. Qu’ils auront un statut d’être vivant, équivalent à celui de l’Homme, avec cette distinction de meilleur ami ; comme nos animaux qui ne seront plus à la base de notre alimentation, car l’Homme aura évolué et ne mangera plus que des choucroutes galactiques à base de culture en labo ; non ce ne sera pas de la merde Jean-Pierre, juste un tournant dans notre histoire.

Mais le financier étant un être aussi difficile à éliminer qu’un troupeau de cafards, il se pourrait bien que l’avenir soit crasseux. Bon au moins ça donnera de bonnes chansons de blues et des romans noirs.

Quoiqu’il en soit l’avenir sera écologique ou spatial (ou les deux mais je ne me berce pas d’illusion). Si on ne favorise pas l’un ou l’autre, on est assuré de crever en enfer.

Et vous ? Vous faites quoi en ce moment ? Moi je suis toujours à gravir mon Trône de Fer, entre deux chapitres je me tape un bouquin. Là c’est Le Vrai Monde de Natsuo Kirino. Promis ça fera l’objet d’un billet.

Enfin ça, c’est quand je décroche de Jelly Defense sur plate-forme Android.

Juste un aparté entre vous et moi. Les prochaines consoles portables, elles sont déjà là. Je sais pas ce que ça donne avec le iphone, mais sous Android c’est bien le cas. D’ailleurs il n’y a qu’à voir le nouveau nom de l’android market pour s’en rendre compte. Parce que passé la super application qui te fait envoyer des sms en bougeant ton corps grâce au gyroscope du téléphone, ben voilà… Tu vas pas t’installer 12 widgets météo (bon moi je suis à trois, mais bon) ou 5 capteurs de wifi !!!!
Nintendo a du soucis à se faire…

Donc, Jelly Defense, c’est un jeu Tchipique sur Android, le Tower Defense. Voir Définition. On positionne des armes (des ispices de tours) statiques le long de l’itinéraire qu’emprunte l’ennemi, afin de l’empêcher de voler les cristaux de pouvoirs. Basique, mais la situation l’est beaucoup moins et vous avez droit à un bon foutage de gueule si vous perdez la manche.

Argh ! Je m’assèche à nouveau. J’espère que cela durera moins longtemps que la dernière fois. Et promis ce sera moins le bordel. Quoique je n’en sais rien en fait. Mais nous sommes dans le Vortex de l’Info, n’est-ce pas ?

Ça devait être un matin, l’hiver dernier. Un samedi matin plus précisément. Nous déjeunions tout en écoutant RTL (oui ben voilà quoi).
L’animateur était en train de dépeindre un livre qui venait d’être édité en France.

« Le Vrai Monde » de Natsuo Kirino.

Les quelques phrases qui sortirent du poste de radio m’interpellèrent et je me mis en quête de cet ouvrage sur internet.

Et c’est en lisant quelques critiques que je m’aperçus qu’il y avait sans cesse une allusion au premier roman de la Dame, OUT.

Les impressions étaient excellentes et je sentais bien que dans l’idée, il valait mieux commencer par le commencement.

« Le Vrai Monde » allait donc attendre.

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