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The Next Vortex » Ninna Hori

22

mar 12

Ninna Hori

Chose promise, chose due, le voici le petit billet sur le roman de Natsuo Kirino, Le Vrai Monde.

Après Out qui m’avait subjugué, j’abordais avec crainte Le Vrai Monde. A la base, je devais commencer l’oeuvre de Natsuo Kirino par celui-ci. Mais voilà, si il y a bien un truc dans la vie qui m’agace, c’est la prévisibilité.

D’ailleurs mis à part quelques rares cas, la plupart de mes billets ne sont pas du tout préparés à l’avance. Il demeure dans le Vortex, qui est mon âme, une forte teneur d’improvisation. Bien ou mal, je ne sais pas, mais c’est comme ça.

Donc, pour en revenir au sujet qui nous occupe, ça n’allait pas être un pseudo critique littéraire de RTL qui allait me dicter mon parcours prosaïque. La mauvaise foi me caractérise aussi, car sans ce guss, point de Out et de Le Vrai Monde. Merci mon gars tu es sympa. Passons.

Il y a tout d’abord ce choc de la narration à la première personne. Avouons-le, j’ai eu un peu de peine pour m’adapter à ce genre. De plus, plonger dans l’univers d’adolescentes japonaises, qui de surcroît, utilisent entre elles des pseudonymes, ne m’a pas facilité la tâche. Encore enivré par le style alambiqué mais néanmoins captivant du Trône de Fer, la mise en route fut laborieuse.

Enfin, disons le tout de suite. Ce ne sont pas des défauts intrinsèques au livre. C’est juste moi qui ai eu du mal avec ce changement d’environnement ; peut-être le break dans mon pavé n’est-il pas aussi facile à faire que ça.

Mais je me suis accroché, car ma Moman qui l’avait déjà lu, m’a dit qu’il était bien. Et puis que je ne pouvais pas abandonner après Out ; ça aurait été un constat d’échec.

Pris par le doute, je continuai à suivre cette aventure. La déception guettait au fond de moi et j’avais du mal à m’enthousiasmer pour cette intrigue étrange. Ah oui tiens pendant que j’y pense, les chapitres, tout comme dans Le Trône de Fer, correspondent à un des personnages du roman, avec à chaque fois, le fameux JE :

  • Toshiko Yamanaka, alias Toshi-chan, alias Ninna Hori. Le personnage principal du livre ? Peut-être, mais finalement y a t’il une volonté de hiérarchiser de la part de l’auteure ? En tout cas le livre commence et se termine par elle.
  • Kazuko Terauchi, alias Terauchi, son nom de famille. Elle ne supporte pas son prénom. La personne la plus tourmentée du livre. Selon Toshi, c’est la plus intelligente et intéressante.
  • Kiyomi Kaibara, alias Yuzan. Le « garçon manqué » du groupe. Elle a perdue sa Moman et de par le fait se sent proche du Lombric.
  • Kirari Higashiyama, alias Kirarin. Toujours selon Toshiko, la jeune fille bien élevée, bien sous tous rapports (…).
  • Ryo, alias Le Lombric. Un garçon solitaire qui va commettre un matricide et prendre la fuite.

Et bien m’en a pris puisque j’ai dévoré en deux jours la seconde partie du récit. Il faut reconnaître une hausse du rythme (rime pour ceux du sud) au fur et à mesure que la trame se dévoile.

Dans Out c’était différent avec trois parties distinctes. la première et la dernière avec une montée en puissance au fil des pages et une pause centrale avec la deuxième, le moment où chacun fourbit ses armes.

C’est difficile d’exprimer ce que j’ai lu. D’analyser. Mais après tout, pourquoi essayer de comprendre un autre monde. Un monde avec sa propre logique, sa sensibilité diamétralement opposée à celle de l’adulte ? L’adulte, un ovni, un ringard pour ces jeunes gens.

Ces adultes qui décident de l’avenir du monde dans lequel ils vivent ou plutôt, ils survivent…

C’est étonnant de se dire que nous sommes passé par cette période transitoire que nous jugeons, avec notre recul, difficile. Mais n’est-ce pas un raisonnement biaisé, d’individus qui ont tout oublié ? Ou peut-être avons nous juste franchi une frontière.
Une ligne qui se transforme en mur, interdisant tout recul et qui nous oblige à avancer bon gré, mal gré…

Le Vrai Monde c’est peut-être ce que veulent éviter cette bande de filles et Le Lombric. Ou bien c’est ce destin mortifère vers lequel ils fuient…

Ce roman noir est atypique, dans le sens où le meurtre de la mère du Lombric n’est pas au cœur de l’histoire. Certes, c’est le déclencheur d’un road movie et d’une traque, mais au final c’est surtout le récit d’une introspection. Chacun se juge, mais le verdict est partiel, car il manque toujours les clefs à celui qui estime l’autre.

Ce livre est d’une sensibilité rare. C’est tout simplement une tragédie.

Je ne regarderais plus les ados à lunettes de mouches, avec le même regard

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