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The Next Vortex » La pêche à la Truite de schubert [en mp3 of course]

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mar 11

La pêche à la Truite de schubert [en mp3 of course]

Quand avec CoolRod on a eu notre premier PC (je me souviens d’avoir joué à Blade Runner, un jeu d’aventure), j’ai découvert l’immensité du net via le modem 56k.

Il fallait rapidement aller à l’essentiel, car surfer à l’époque coûtait cher ; les minutes passaient d’autant plus vite que le chargement des pages était lent, très lent. Un forfait vite bouffé et bruyant.

A noter que cela a fortement affecté BigStef, puisqu’il débranche toujours son PC même si il doit y revenir 5 minutes plus tard.

Ce qui était bien avec internet à l’époque, c’est que l’on découvrait une nouvelle technologie qui ne cessait d’évoluer ; c’était quelque chose qui sortait droit d’un livre de science-fiction et que l’on devait apprivoiser. je ne dis pas que maintenant c’est moins bien, seulement que désormais c’est un outil intégré à notre vie de tous les jours.

Et grâce à internet j’ai abordé la musique de façon indépendante. Avant je suivais comme un mouton, effrayé par le monde extérieur, l’avis de CoolRod qui a laissé beaucoup de sous au disquaire.

Ce qu’il me faisait découvrir me plaisait, sauf peut-être les Wings et Big Country . Et puis internet m’a décomplexé et je me suis lancé seul comme un grand dans l’aventure. Pas besoin de fouiller dans les bacs, de demander l’avis du vendeur et d’acheter un disque en priant pour que ce ne soit pas une mauvaise surprise. Un univers de musique s’offrait à moi.

CoolRod, comme le grand frère qu’il a toujours été, regardait ça d’un œil bienveillant ; encore une fois il m’avait mis le pied à l’étrier et attendait de voir ce que j’allais faire.

J’étais en train de construire un pan de ma culture et nous allions enfin partager à égalité les fruits de nos recherches. Par la suite, CoolRod, comme un chef déléguant une de ses fonctions, me laissa seul investiguer sur la toile.

J’écumais alors les réseaux comme LimeWire, ou Soulseek. Mon créneau : pas de produits inventés par les majors, mais une chasse à la création.

Et il y avait une notion de partage que je ne retrouve pas dans les outils actuels.

La « pêche » est devenue plus professionnelle.

Alors ce qu’on a perdu avec le côté convivial, on l’a retrouvé dans la qualité sonore des morceaux. Fini le 64 kbps tout pourri avec des « chouing-chouing » dedans. Désormais le mp3 vaut le CD. Et pour ceux qui en doute il y a toujours le FLAC. M’enfin mieux vaut prévoir de la capacité de stockage avec ce codec.

A plus ou moins long terme oui pourquoi pas, mais alors les baladeurs devront aussi le supporter.

Mais je m’égare (du nord). Depuis une décennie les « majors » se battent contre internet sans apporter de réponses en terme d’offre. Ils ont usés tous les recours pour essayer de contrer la révolution internet. Tant pis pour eux car en choisissant cette stratégie, ils mourront.

Il y a bien eu une tentative avec la licence globale, mais les lobbys étaient plus forts que l’opposition.

Avec Deezer et autres offres de streaming on aurait pensé que les majors allaient enfin dans le bon sens. Que nenni.

Leur but n’est pas de retrouver les revenus du tout CD mais de profiter de la manne internet. C’est à dire vendre directement aux consommateurs ce qu’ils produisent ; ce n’est pas internet qui tue les disquaires mais les boites de productions. Elles ont enfin trouvé le moyen de liquider un intermédiaire historique…

Mais voilà, il leur en faut toujours plus :

(…) à l’égard de Deezer (…) A 10 euros par mois, « le compte n’y est pas, n’y sera pas, n’y sera jamais pour la masse des producteurs », affirme-t-il. « Un abonnement comprenant toutes les musiques devrait théoriquement coûter beaucoup, beaucoup plus cher ! ».
(…)
C’est une affirmation qui semble logique mais qui devient curieuse lorsque l’on réalise que 10 euros par mois, c’est tout de même 120 euros par an. Soit presque deux fois plus que les 63 euros en moyenne (.pdf, page 15) dépensés par chaque foyer en musique en 2001, au plus fort de l’industrie musicale.
(…)

Source : numerama.com

Et puis parce que les arrangements vont toujours dans le sens du plus fort, les Deezer et autres ne sont pas à l’abri d’une réorganisation de catalogue.

Votre playlist peut vite être amputée de vos morceaux favoris.

Alors oui Deezer c’est sympa, on peut écouter, mais ne pensez pas arrêter le téléchargement pour autant. Rien ne vaut l’indépendance d’un disque dur ; et pensez bien à la redondance de données !

One Comment

  1. Mouss dit :

    Amen !

    Oui alors, avant le « Amen », il faut envoyer les cœurs, 6 voies peineront à répondre à la prose si bien posée qui les précède.

    Basse, baryton, ténor, soprano, mezzo soprano et contralto feront de leur mieux pour encadrer ce doux prêche à la gloire de la liberté, musique !

    Qu’elle monte jusqu’à ceux qui nous sont chers.

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