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The Next Vortex » Tous ensemble, tout devient possible ou pas

9

fév 11

Tous ensemble, tout devient possible ou pas

Après trois ans de boycott de radios généralistes, j’ai décidé de m’y remettre ; partiellement toutefois, je garde mon lecteur mp3 en sous-main durant le trajet du boulot.

Mon Papy écoutait Europe 1. Mes parents aussi. Par je ne sais quel atavisme, CoolRod et moi même avons suivi le mouvement.

Dés le lever et avant de préparer le petit déjeuner, nous avions le réflexe d’allumer la radio. Il n’y avait que le créneau matinal qui nous intéressaient ; l’actualité, l’économie, les débats, la géopolitique (un voeu pieu) et un peu de blagounette. Au même titre que le thé, les tartines au miel et le jus d’orange, cela participait à notre réveil.

Et puis vint le changement (pour moi en tout cas).

Un certain Marc Olivier et une propagande honteuse, à l’avantage du candidat de droite à la présidence de la République, menée par un Elkabbach et un Arnaud Lagardère sans vergogne, ont eu raison de ma patience.

Dégoûté j’ai décidé de rompre avec la tradition familiale. Fini, terminé, nada la radio du matin. Désormais ça n’allait n’être que de l’écoute de morceaux mp3 téléchargés.

Et puis vint La Miss avec sa propre coutume radiophonique, RTL en l’occurrence.

Après une longue abstinence j’ai redécouvert l’info du matin. Pas vraiment de quoi s’enthousiasmer mais bon, RTL, c’est quand même la première radio de France …

Une réflexion s’est alors faite en moi. J’aime bien écouter de la zik, pas ces innommables FM qui gangrènent la bande de fréquence je vous rassure. Mais l’info, l’analyse, les divergences d’esprit, tout ce qui fait une matinale, ça commençait à me manquer.

Mon choix s’est alors porté vers France Inter, mais de peu. Non pas que j’hésitais entre RTL ou Europe 1 mais parce que d’un point de vue technique leur signal était très faiblard ; le bassin choletais est mal foutu pour ça. On ne reçoit pas grand chose et le peu d’offre c’est de la merde en barre (de fer).

Après quelques écoutes, j’ai trouvé que France Inter creusait un peu plus les sujets que ses concurrents. Ça ressemble plus à de l’analyse qu’à une simple lecture de dépêche.

De plus la radio semble moins conciliante à l’égard du pouvoir que ses consoeurs. Ça change et au moins je peux me dire « ah ouais bien joué, enfoirés de droite ! ». En comparaison, sur Europe 1 ou RTL c’est plutôt bisounours.

Et surtout France Inter ne se fait pas l’écho des thèses populistes. Au contraire, ses journalistes essaient d’élever le débat en décryptant la stratégie du pouvoir en place.

Et c’est d’ailleurs là où je voulais en venir. Depuis un petit moment (depuis l’élection de l’autre en fait), on a quand même une sacré équipe. D’un côté on a un leader « despotique » et de l’autre des marionnettes qui doivent faire avec ce qui reste. Et quand elles le font, peut-être est-ce la peur de mal faire, c’est souvent du grand n’importe quoi.

Exemple 1, le leader parle:

Quand la justice est remise en cause, qu’on la décrédibilise, qu’on en fait une intouchable déconnectée de la vie réelle, on tente (délibérément ?) quand même d’opposer la population à une institution.

Certes on se rappellera l’affaire d’Outreau et la faillite d’un système. Mais le Chef de l’Etat a-t-il voulu relancer le débat sur la réforme de la Justice en accusant policiers et magistrats de « dysfonctionnement graves » ?

Pour ma part je pense que non. Le Président est coutumier du fait. Il a pris l’habitude de balancer des provocations et de laisser une forme de chaos se développer après.

En jouant sur l’émotion il s’assure un joli score dans les sondages ; sauf que la corde commence à être usée…

Nicolas Sarkozy se moque de son statut d’arbitre de la Nation. Il est là uniquement pour faire avancer des idées qui sont celles de ses soutiens.

Son populisme n’est pas irréfléchi, il est calculé.

Au pouvoir depuis 2002 en tant que Ministre de l’Intérieur et maintenant à la tête de la France, il est tout de même le premier responsable d’un « dysfonctionnement » au sein de la chaîne judiciaire.

On ne peut pas être aux plus hautes affaires de l’Etat et nier toute implication dans une administration qui est directement sous sa tutelle.

A moins que tout ceci ne soit de la faute de Lionel Jospin et des socialistes …

Exemple 2, la fète du slip :

Et que dire des voyages en Égypte et en Tunisie du Premier Ministre et de la Ministre des Affaires Etrangères ? Après tout ils calquent leurs agissements sur ceux de leur maître. Ou comment instituer le conflit d’intérêt (yacht bolloré, Vacances de kadhafi à Paris, Fouquet’s, …) au sein de l’Etat.

Passons…

Mais au delà de ces voyages, c’est le positionnement de la France sur les évènements en Tunisie et en Égypte qui fait défaut.

Alors que les Américains n’ont aucune pitié pour Ben Ali et Hosni Moubarak, Nicolas S. préfère se caler sur la politique étrangère des Etats-Unis de l’ère Bush.

Ça doit lui faire plaisir à Jr de voir son caniche français se démener pour lui et ses amis et leurs idéaux néo-conservateur. Mais ça lui fait une belle jambe aussi.

Que trouve à dire Nicolas au sujet de la révolution Égyptienne ? Du silence et beaucoup de prudence. La machine à gaffe est en branle, il ne faudrait pas non plus qu’il se fourvoie aussi, ça ferait mauvais effet face à un Obama plus adroit en diplomatie que lui.

Car comme beaucoup de néo-conservateurs (Eric Zemmour, Alexandre Adler, BHL, Alain Finkielkraut, …) Nicolas et la droite traditionaliste (qui le suit comme un mouton), ont une certitude.

Il vaut mieux un régime autoritaire anti islamiste et pro occidental qu’une démocratie indépendante aux objectifs flous.

Peut importe la liberté des êtres humains, leur indépendance d’esprit, leur désir de prendre leur avenir en main. Ce qui compte c’est la préservation de l’occident et de notre mode de vie.

Les autres, restez dans la merde…

Deux liens intéressants :

Adler, BHL et Finkielkraut anxieux face à la perspective d’une Egypte démocratique – Pascal Boniface

et

En Egypte, rien n’est joué – Alain Gresh

5 Comments

  1. Bermunder dit :

    je ne pensais pas que que nous avions un talentueux rédacteur qui pourrais faire des offres sur certaine chaîne en mal d’information bravo fils

  2. Mouss dit :

    Et ben, voilà un chouette pavé, jeté dans la marre tournoyante du Vortex :)

    Pour commencer : bien l’bonjour Papa Jo

    Je vais avoir du mal à faire aussi cohérent que l’article, qui aborde une multitude de points.

    Radio : radio France, en effet, me renvoient à la même conclusion que Jof : France Inter, tout comme France Info, ne se contentent jamais de transmettre un info, mais apportent des éléments de réflexion. Mieux, ils est rarissime qu’ils prennent parti, faisant fi de leurs idées personnelles.

    C’est rafraichissant, rassurant même, et ça permet de prendre du recul, car nous en avons tous besoin, ayant tous des préjugés sur chaque affaire que les médias nous sortent.

    Ensuite, sur le cas « Je suis petit, mais c’est moi le chef » :

    Je n’ai jamais porté Mr S dans mon cœur, je ne le sentais pas, d’entrée, indépendamment de ses affiliations politiques, c’est l’homme qui me posait problème.

    Malheureusement, ça se confirme, et sa propension systématique à s’accaparer les faits divers sordides pour jouer la compassion victimisante me sort définitivement par les orifices olfactifs.

    C’est gerbant, et, indépendamment de tout jugement politique, indigne d’un président de la république.

    Les affaires MAM ou Fillon, je ne m’en soucie guère, nul doute que de tout bord politique, on profite de ce qui passe.

    Les réactions suite à ces affaires de Mr S, par contre, là encore, sont lamentables : faire passer ses ministres pour des enfants à qui on va imposer patte blanche, surtout venant de lui, comme tu l’as justement soulevé, c’est tout sauf pro…

    Je serai assez mesuré quant aux réactions politiques françaises et américaines sur ce qu’il se passe au Maghreb. Les intérêts géopolitiques ne m’étant pas tous connus, ni surtout les intérêts économiques, il m’est très difficile de prendre position là dessus avec certitude.

    Par contre, je trouve excellente l’analyse des réactions de crainte d’une démocratie, au profit potentiel de la religion.

    Et si nous faisions confiance à ces peuples ? Après tout, avons nous réellement des leçons de démocratie à donner, aujourd’hui ?

    En prenant le schéma de base d’une démocratie moderne, l’élu précédent est souvent d’office le responsable de la merde actuelle.

    Partant de là, peu importe qui prend le pouvoir démocratiquement : soit le peuple y trouve son compte, soit non.

    Dans les exemples qui nous intéressent ici, nul doute que le paradis économique ne sortira pas de la seule désignation démocratique d’un parti dirigeant.

  3. Mouss dit :

    On ne peut pas éditer, OMG !!!

    Ca m’apprendra à ne pas me relire plus attentivement 😀

  4. jofission dit :

    Ben en tout cas tout ce que tu as dit Mouss est très clair.

    Mais pour en revenir à nos moutons et en particulier sur les révolutions en cours, c’est juste qu’il y en a marre que nos dirigeants veuillent jouer la partition (plus ou moins directement) à la place des populations.

    Après ces gens là nous accusent d’angélisme, mais quand je vois le mal qui a été fait au moyen orient et ailleurs dans le monde sous prétexte de préserver nos intérêts, ils feraient mieux de se taire.

    Car au final l’interventionnisme s’est révélé bien plus dévastateur que si nous avions laissés les peuples se déterminer seul.

    Quand tu vois le résultat de l’Irak où l’on a soutenu un dictateur car il était le rempart contre les ayatollahs iraniens et qu’au final on a été lui casser la gueule à deux fois ….

    Ya de quoi gerber.

    Donc halte à l’interventionnisme et passons enfin au 21 eme siècle et laissons les idées moyenâgeuse au placard.

  5. Mouss dit :

    Je ne m’inquiète pas trop, je vois pas la France continuer bien longtemps l’interventionnisme. Déclin oblige, on va enfin arrêter de pourrir le monde, mais bon, d’autres le feront, j’en ai peur…

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